
Avec un Bac en économie sociale et un BTS technico commercial, El Rali était loin de manquer de bagage. D'ailleurs il a trouvé un travail dans une société commercialisant des systèmes de contrôle d'accès (bornes rétractables ou barrières automobiles), et ça marchait plutôt bien pour lui. Mais l'expérience acquise en quelques années lui donnait envie d'exploiter ce savoir faire pour lui-même. “Je vendais des produits pour le compte d'autres sociétés, je me suis dis que je pouvais aussi bien le faire pour moi.“ Il décide alors de s'associer avec un ami pour lancer sa micro-entreprise. “Lui est très compétent en commercial, et moi j'ai un savoir faire en technico commercial, on a compris qu'on pouvait unir nos forces.“ Il sait malgré tout qu'il lui manque certaines connaissances de base, et c'est pour cela qu'il se rapproche de l'Adie pour intégrer le programme CréaJeunes Strasbourg en septembre 2011.

“Avec Adie CréaJeunes, j'ai emmagasiné pas mal de choses, et je me suis fait de nombreuses relations, dans une très bonne ambiance. Franchement je ne le regrette pas.“ Une fois sa formation terminée, il sollicite un microcrédit et obtient de l'Adie un prêt de 6 000 ¤. Depuis février 2012, la société Bornes Access existe bel et bien, elle achète, revend et installe des équipements de sécurisation d'accès, via des partenaires installés dans toute la France. Elle compte environ 300 clients, dont 80 % de collectivités locales, ainsi que des syndics de co-propriété ou encore des banques ou des supermarchés. Pour développer son business, El Rali et son associé pratiquent la prospection téléphonique, les e-mailings, mais dans l'immédiat l'essentiel se fait via le bouche-à-oreille.
Tous les deux prévoient de se verser un salaire dès la fin de l'année. Dans cette phase de démarrage, les relations avec l'Adie se poursuivent : “J'ai un tuteur qui est un ancien architecte. Il a été touché par notre projet. On s'appelle une ou deux fois par semaine. C'est super.“











France
Maroc





